Activités de pleine natureLittoral Par le 13 juin 2017

L’observatoire des oiseaux de Gruissan

Entre Narbonne et Gruissan, le roc de Conilhac est le rendez-vous des « migratologues » qui viennent profiter à 5 km à vol d’oiseau du bord de mer de la situation exceptionnelle du littoral audois, un des couloirs de passage des oiseaux migrateurs les plus denses en France et en Europe. Ce site de migration du roc de Conilhac, que nous appelons entre nous le « caillou » se trouve au coeur du Parc Naturel Régional de la Narbonnaise en Méditerranée, situé sur une butte calcaire surplombant le Narbonnais de 20 mètres d’altitude, sur la route de Tournebelle.

L’environnement immédiat est constitué d’étangs et marais dans un environnement très diversifié : étang de Campignol, de l’Ayrolle et de Bages-Sigean, sansouires, rizières, pâtures à taureaux, steppes salées.
Tout près de là, plusieurs massifs calcaires occupés par la garrigue et la pinède encadrent la plaine : massif de La Clape au nord, île Saint-Martin à l’est et contreforts du massif des Corbières à l’ouest.

La localisation du roc de Conilhac est idéale pour les oiseaux descendant par la vallée du Rhône et qui choisissent cette voie vers l’Espagne. Sa situation légèrement surélevée dominant la plaine permet une vision à 360° du littoral vers la plaine narbonnaise. Ici, le phénomène migratoire est sensible par vent dominant de nord-ouest, qui souffle régulièrement  et souvent assez fort de la vallée du Rhône jusqu’au littoral languedocien. Le vent est une contrainte importante pour les oiseaux migrateurs. Évitant autant que possible de s’engager au dessus de la mer, les oiseaux sont alors concentrés sur un couloir assez restreint, du bord de mer aux premiers contreforts du massif des Corbières.

Pour diverses raisons (topographie, agencement des différents reliefs, inclinaison du trait de côte du Golfe du Lion, couloirs de vent) le littoral au niveau de Gruissan et de Narbonne présente un effet d’entonnoir de concentration des flux d’oiseaux migrateurs.

Ce site attire chaque année un grand nombre d’ornithologues amateurs, avec ses panneaux d’interprétation du paysage, le panneau explicatif de la migration, ainsi qu’un panneau d’entrée du site sur un lieu où chaque année sont comptabilisés plus de 20 000 rapaces et 5 000 cigognes.

« Lorsque tout d’un coup ils arrivent, et que dans la journée, on compte des milliers de rapaces, on vit des instants très forts. C’est exceptionnel !« 

Entre Narbonne et Gruissan, les hébergements et restaurants ne manquent pas pour les amateurs de nature qui souhaiteraient en profiter pour découvrir aussi cette superbe zone entre étangs, mer et garrigues…

En savoir plus :

La Ligue de Protection des Oiseaux de l’Aude

Les rapaces dans l’Aude

5 bonnes raisons de visiter Gruissan

A la découverte du massif de la Clape

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